Dossier :

Les Changements Climatiques

 

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DOSSIER : LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

 

Lorsque l’on parle de changements climatiques, quelles images vous vient-il en tête ? Les longues canicules, la fonte des glaciers, le smog dans les grandes villes, l’augmentation des catastrophes naturelles qui sévissent telle la crise du verglas de 1998, la sécheresse dans la région des Prairies ou les grandes inondations en Europe ou en Asie ? Nous commençons à ressentir lentement les conséquences de ce réchauffement climatique qui se fait sentir à l’échelle planétaire. Mais quel rôle jouons-nous, les hommes, dans ce bouleversement planétaire ? Est-il trop tard pour agir ?

 

Pour comprendre l’influence de notre propre activité sur l’atmosphère, il est tout d’abord important de saisir sa dynamique et ce, en commençant par le commencement, c’est-à-dire par sa formation et ensuite nous parlerons évolution. Allons-y…

 

Vous pouvez vous diriger automatiquement vers ces différents sous-dossiers contiennent des informations qui tenteront de répondre simplement à ces questions,

 

Atmosphère terrestre

Origine et Évolution de l’Atmosphère terrestre

L’effet de serre ou savoir conserver sa chaleur

L’activité humaine et les gaz à effet de serre

Le Protocole de Kyoto

 

 

L’Atmosphère terrestre

 

L’atmosphère terrestre est l’enveloppe gazeuse qui entoure notre planète.  Elle est indispensable à la survie des êtres vivants, car elle nous fournit l’air que l’on respire, elle conserve la chaleur émise par le Soleil et elle filtre les rayons dangereux. 

 

L’atmosphère terrestre est une mince pellicule gazeuse recouvrant notre planète, crédit NASA

 

Sa composition diffère radicalement de celle de ses deux voisines immédiates.  Alors que les atmosphères de Mars et de Vénus contiennent principalement du dioxyde de carbone (CO2), l’atmosphère terrestre en est à peu près complètement dépourvue.  Au contraire, l'air que nous respirons contient 76 % d'azote (N2) et 21 % d'oxygène (O2), ce dernier gaz étant pratiquement inexistant sur Mars ou Vénus.  Le dioxyde de carbone (CO2), l’argon (Ar), l’hélium (He), le néon (Ne) et le méthane (CH4) sont présents pour un total de 3 %.  L'atmosphère terrestre a de toute évidence été « créée » par la [photosynthèse] des premières algues, apparues sur Terre il y a plus de 3 milliards d'années.  Par ce processus, les premiers organismes vivants ont absorbé le gaz carbonique présent dans l'atmosphère primitive et rejeté de l'oxygène.  Le gaz carbonique est l’un des gaz à effet de serre qui fut essentiel à la création d’une Terre accueillante pour les êtres vivants.  Pourtant, ces gaz sont maintenant accusés de compromettre le fragile équilibre planétaire.

 

 

La Photosynthèse

À l’aide de pigments que l’on nomme chlorophylle, les végétaux et même certaines bactéries utilisent l’énergie solaire dans un processus appelé photosynthèse.  Celui-ci consiste à absorber le dioxyde de carbone (CO2) ainsi que l’eau (H2O) présente dans l’air et à les transformer en « nourriture » nécessaire au fonctionnement des végétaux, tout en réémettant de l’oxygène par la suite.

 

 

 

Origine et évolution de l’atmosphère

 

Au commencement, la Terre bouillonnait d’activité.  Recouvertes de volcans actifs, de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2), d’acide sulfurique (H2S) et de vapeur d’eau (H2O) étaient éjectées à l’extérieur de la surface solide terrestre par ces cheminées explosives.  Ce phénomène a créé notre atmosphère primitive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

volcans primitifs en éruption

Source : USGS

 

 

Des nuages d’eau se sont formés et sous l’effet de la chaleur, ils ont précipité sous forme d’eau liquide et ont formé les premiers océans.  Les substances chimiques présentes dans les océans ont permis la formation d’acides aminés.  Un acide aminé est une molécule organique à la base de tous les organismes vivants.  Dans ces océans riches en matières nutritives sont apparues les premières formes de vies.  Les bactéries furent les premiers organismes à apparaître vers 3,8 milliards d’années et sont ensuite apparus les algues et les végétaux (vers 3,5 milliards d’années).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Colonie de bactéries Serratia

Source : Cesar Deguzman

http://soils1.cses.vt.edu/ch/biol_4684/Microbes/Serratia.html

 

Les végétaux ont joué un rôle important, car en assimilant le gaz carbonique (CO2) par le processus de la photosynthèse, ils le transforment en oxygène.  Grâce aux végétaux, la concentration de dioxyde de carbone est ainsi passée de 20 % à 0,1 % et la concentration de l’oxygène de 0 % à 21 %.  La présence d’oxygène dans l’atmosphère a permis l’élaboration de nouvelles formes de vies.  La chaîne de la vie s’est complexifiée jusqu’à créer le règne animal dont l’homo sapiens sapiens (c’est nous !) en est maintenant l’espèce dominante.

 

L’effet de serre ou savoir conserver sa chaleur

 

La région la plus froide du globe est l’Antarctique. Le mercure y est déjà descendu jusqu’à -9,2ºC en 1983 !  Le désert de Libye, en Afrique est au contraire la région la plus chaude du globe.  En 1922, la température s’est élevée jusqu’à 58ºC.  Toutefois, la température moyenne sur la Terre est de 15°C.  Le Soleil est le seul responsable de cet apport d’énergie.

Vallée de la Lune, Désert d’Atacama, Chili

 

La planète bleue bénéficie d’une isolation essentielle à la vie.  L’effet de serre est le phénomène naturel qui permet la conservation de l’énergie solaire dans l’atmosphère.  Les rayons infrarouges qui apportent la chaleur en provenance du Soleil et qui frappent la surface terrestre sont en partie réémis vers l’extérieur.  Ils sont par la suite interceptés par certaines molécules que l’on nomme « les gaz à effet de serre ».  Les deux principaux gaz à effet de serre naturellement présents dans l’atmosphère sont la vapeur d'eau (H2O) et le dioxyde de carbone (CO2).  Les gaz agissent comme les vitres d’une serre en bloquant le retour du rayonnement, permettant la conservation de l’énergie.  Sans ces gaz, la température de l’atmosphère ne serait pas de 15°C mais plutôt de –20°C.  Il existe d’autres gaz à effet de serre présents en plus petites quantités, mais plus efficaces que le CO2.  Tous ces gaz étaient naturellement présents dans l’atmosphère avant l’apparition de l’homme.  L’activité humaine est en train de compromettre cet équilibre naturel, car elle augmente la concentration des gaz à effet de serre, ce qui entraînera de graves conséquences sur le dynamisme de notre planète. D’ailleurs, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont subi une augmentation de marquée de 55% de 1971 à 1995.

 

Emprisonnement des rayons par la couche d'ozone

 

L’activité humaine et les gaz à effet de serre

 

Voici les gaz à effet de serre présents dans la troposphère et leurs origines anthropiques (anthropique = dus à la présence de l’homme) :

 

Gaz Carbonique (CO2) : déforestation; combustion d’hydrocarbures (pétrole, gaz naturel, mazout, charbon) par les voitures et le chauffage

Méthane (CH4) : décomposition des végétaux, des ordures ménagères; fuite de gaz naturel

Chloro-Fluoro-Carbures (CFC) : bombe à aérosol; gaz réfrigérants

Ozone (O3) : combustion d’hydrocarbures (pétrole, gaz naturel, mazout, charbon)

Protoxyde d’azote (N2O) : engrais chimiques azotés utilisés en agriculture

 

 

Depuis 1930, la concentration de chacun de ces gaz a beaucoup augmenté.  Cette époque correspond à la révolution industrielle et à l’apparition des voitures.  Plus leur concentration augmente, plus la température atmosphérique sur la Terre augmente. À travers ses émissions de gaz à effet de serre, l'homme a modifié la situation « comme si » le Soleil avait augmenté sa puissance d'environ 1 %.

On ne peut pas agir contre les émissions naturelles (éruptions volcaniques, incendies naturels, décomposition de la matière) des gaz à effet de serre, mais seulement contre les émissions provoquées par l’homme.  Pour le respect des autres espèces avec qui il partage la Terre, l’homme tente actuellement de trouver des solutions alternatives pour diminuer sa trop grande production des gaz à effet de serre.  Les conséquences de ce changement seraient d’ordre climatique et conduiraient à une augmentation de la fréquence et de l'intensité des catastrophes naturelle comme les sécheresses, les inondations, les tempêtes et les cyclones.

 

 

 

 

Contributions des différents gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Protocole de Kyoto

 

La diminution des émissions des gaz à effet de serre par l’homme dans l’atmosphère doit être considérable pour qu’il y ait un impact observable sur les changements climatiques.  Pour ce faire, tous les pays doivent se concerter pour trouver et s’entendre sur des solutions conjointement.

 

En 1992, eut lieu la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, communément appelé le Sommet de la Terre de Rio.  Ces rencontres ont porté fruit puisqu’elle a donné naissance à la Convention sur les Changements Climatiques qui fixe comme objectif de limiter à une valeur maximum les émissions de GES.  Les pays venaient enfin de reconnaître l’urgence d’agir et étaient prêts à relever le défi.

 

 

Il restait donc à élaborer ces conventions pour quelles deviennent juridiquement contraignantes pour les pays ; pour qu’elles dictent les règles du jeu en matière de protection environnementale. Dans le cadre de la Convention sur les    Changements Climatiques, une série de rencontres s’ensuivirent, dont la rencontre à Kyoto en 1997. Les 160 pays présents s’entendirent sur les cibles à atteindre. Ils ont convenu, dans un protocole, que les 38 pays industrialisés devaient réduire de 5,8% leurs émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) entre 2008 et 2012, avec comme année de référence, l’année 1990. Les pays non industrialisés n’ont pour leur part, pas l’obligation d’inventorier leurs émissions.  Les pays qui ne respecteront pas l’entente, seront sanctionnés, mais rien dans l’accord ne précise quelles seront les contraintes imposées.

 

Pour que le protocole de Kyoto entre en vigueur, il devait être ratifié par au moins 55 pays. La quantité totale des émissions de GES devait représenter 55% des émissions mondiales des pays industrialisés en 1990. À ce jour, le protocole a été ratifié par 141 pays et est officiellement entré en vigueur le 16 février 2005 suite à sa ratification par la Russie.

http://www.ipcc.ch/present/graphics/2001syr/large/03.17.jpg

 

Les pays n’ayant pas ratifié le protocole sont les États-Unis, l’Australie, la Croatie, Monaco, la Zambie, le Kazakhstan.

 

Les pays de l’Union Européenne jouent le rôle de leaders face aux autres pays dans les démarches de rencontres des objectifs puisqu’ils ont déjà réduit leur émission de GES par rapport à leur taux de 1990. Pour sa part, le Canada a du pain sur la planche puisque nos émissions ont au contraire augmenté de 20%. Du côté des États-Unis, bien qu’il soit le pays émettant le plus de GES au monde, il n’a pas ratifié le protocole parce qu’il va à l’encontre des intérêts économiques du pays. Selon Georges W. Bush, les pays non industrialisés devraient eux aussi devoir se conformer aux mêmes exigences environnementales mondiales.

 

Pour atteindre ses objectifs de réduction, un pays a deux manières, soit de les réduire soi-même ou de payer quelqu’un d’autre pour les réduire à sa place ! Ce mécanisme spécial existe réellement et a été mis en place pour aider les pays à atteindre leurs objectifs de réduction. Ce mécanisme octroie, en quelque sorte, le droit de polluer à un pays ; celui-ci peut donc rejeter dans l’atmosphère tout ce qu’il veut.  Les pays qui élaboreront de meilleures technologies pourront vendre des droits de polluer à d’autres pays ; c’est que l’on appelle acheter des droits d’émissions. L’inconvénient de cette méthode c’est que le pays qui ne réduira pas ses GES subira quand même effets secondaires des gaz à effet de serre.

 

 

Référence :

 

www.hcci.gouv.fr/lecture/note/nl154.html#7

www.radio-canada.ca/url.asp?/nouvelles/dossiers/kyoto/protocole_kyoto.html

http://solarsystem.nasa.gov/planets/profile.cfm?Object=Earth

www.ffme.fr/technique/meteorologie/theorie/atmosphere/composition.htm

www.unfc.int

www.ipcc.ch/present/graphics/2001syr/large/03.17.jpg

www.ipcc.ch/present/graphics.htm

www.ec.gc.ca/ozone/fr/uo/index.cfm?intCat=18

Dictionnaire de géologie

Encyclopédie Universalis Albin Michel des Sciences de la Terre, p.33-53, p.104-121, p.127, p.185-208

 

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